Affaire Bygmalion - Nicolas Sarkozy de nouveau devant les juges

Affaire Bygmalion – Nicolas Sarkozy de nouveau devant les juges

L’ancien président français sera interpellé mercredi à Paris pour avoir trop dépensé pour sa campagne présidentielle de 2012, deux semaines après avoir été condamné lors d’une soi-disant “audience téléphonique”.

Le 1er mars, Nicolas Sarkozy a été le premier ancien président de la Ve République à être condamné à des peines de prison pour corruption et influence.

Quinze jours après le verdict de la soi-disant «audience téléphonique», Nicolas Sarkozy sera à nouveau jugé à partir de mercredi à Paris, cette fois pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012, l’affaire Bygmalion.

Le 1er mars, Nicolas Sarkozy a été le premier ancien président de la Ve République à être condamné à une peine de prison: trois ans, dont deux avec sursis, corruption et influences commerciales.

Dans l’affaire Bygmalion, l’ancien président risque jusqu’à un an de prison et une amende de 3 750 dhans pour «financement d’une campagne illégale». Il est soupçonné d’avoir laissé ses comptes de campagne dépasser leurs limites légales malgré les avertissements des comptables.

S’il ne «s’en écartera pas», Nicolas Sarkozy a précisé qu’il n’assisterait qu’à des auditions à son sujet. Mais le procès, prévu le 15 avril, a une forte probabilité d’être licencié en raison de l’hospitalisation de l’avocat Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne 2012 Nicolas Sarkozy.

Fausses factures

Fausses factures

C’est Jérôme Lavrilleux qui a révélé en 2014 le double système de calcul et la facture mis en place pour masquer le dépassement des limites de compte du candidat.

Le tribunal examinera, dès l’ouverture de l’audience mercredi à 13h30, la demande de mutation de Jérôme Lavrilleux, à laquelle tous les avocats de la défense se joindront. L’accusation ne doit pas s’y opposer.

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Guerre fratricide

Guerre fratricide

Le procès a menacé de relancer une guerre fraternelle qui a éclaté entre les droits français, le camp de Sarkozy et les proches de Jean-François Cope qui ont conjointement nié la responsabilité de la fraude.

Au total, 14 personnes sont condamnées. Ce sont d’anciens cadres de l’Union pour un Mouvement populaire (UMP, maintenant Les Républicains, parti des droits civiques), responsable de la campagne 2012 et dirigeants de Bygmalion, la société événementielle chargée d’organiser les rencontres de Sarkozy avec à travers son sous-événement & amp; Co.

Ils semblent frauduleux et trompeurs, sapant la crédibilité, la fraude et le financement illégal des campagnes électorales, et participent ou dissimulent ces crimes.

Moyens «bien supérieurs»

Moyens «bien supérieurs»

Selon le parquet, l’ancien président “a sans doute profité” du système de facturation frauduleux, qui lui permettait de disposer de ressources “bien au-delà de ce que la loi le permet” pour la campagne. Cependant, l’enquête n’a pas prouvé que le chef de l’Etat avait décidé de mettre en place le système, ni qu’il y avait participé, ni même en avait été informé.

Le candidat Sarkozy a été accusé d’avoir ignoré deux avertissements choquants de comptables lors de sa campagne, en mars et avril 2012.

Jean-François Copé, ancien chef de l’UMP et désormais maire de Meaux, a été limogé. Il sera entendu comme témoin lors du procès “et répondra à toutes les questions”, a déclaré son avocat, Hervé Temime. Jean-François Copé a averti “L’Opinion” “Je vais immédiatement intenter une action en diffamation contre toute personne du parti impliquée avec moi.”

«Faire des économies»

«Faire des économies»

Les proches de Jean-François Copé n’ont pas encore profité d’un long article du Point, paru en février 2014, qui accusait l’ancien secrétaire de l’UMP d ‘”organiser le blanchiment d’argent à son profit” au détriment du parti. Grâce à la ” puissante machine de guerre »de Bygmalion. Jean-François Copé a reçu les critiques du magazine sur cet article et ses fans voient encore la main de Sarkozysts dans la “révélation” du journal.

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Toujours proche de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux a désormais pris sa retraite de la politique – gérant des logements en Dordogne.

Sur le banc des prévenus

Sur le banc des prévenus

Également sur le banc, Guillaume Lambert, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, a confirmé dans le programme français “Compplement d´inquête” qu’il avertirait directement l’ancien candidat des coûts élevés. “Je lui ai fait remarquer la nécessité d’économiser de l’argent à la campagne, de réduire le nombre de dépenses”, a-t-il déclaré.

Au total, selon l’acte d’accusation, les dépenses de campagne du candidat de Sarkozy ont atteint “au moins 42,8 millions d’euros” (environ 47 millions de francs), ce qui est bien au-dessus de la limite légale. En 2012, ce plafond était de 16,8 millions d’euros au premier tour et de 22,5 millions d’euros au second.

En juillet 2013, le Conseil constitutionnel, dirigé par Jean-Louis Debré, a rejeté les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, estimant qu’ils dépassaient le plafond autorisé de plus de 300 000 euros.

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