Discours de Jean Castex : conférence de presse sur les mesures contre la Covid-19

Discours de Jean Castex : conférence de presse sur les mesures contre la Covid-19

Mes chers concitoyens, Mesdames et Messieurs,

Chaque semaine, chaque jeudi soir, nous partageons toutes les informations dont nous disposons sur le développement de l’épidémie et les décisions qu’elle prend pour contrôler sa propagation.

Il y a deux semaines, ici, je vous ai fait part de mon inquiétude: on a vu le début de la restauration de la circulation virale, avec quelques situations inquiétantes dans certains départements. Deux semaines plus tard, l’observation de la situation confirme nos craintes: la progression de l’épidémie s’accélère significativement. Hier encore, nous avons enregistré 38 000 cas, aujourd’hui 35 000. Le nombre de nouveaux cas a augmenté de 23,6% en une semaine. Cette reprise attire en fait ce qui semble de plus en plus clair vers la troisième vague, alors même que nous approchons du chiffre horrible de 100 000 morts.

Cette troisième vague est, à des degrés divers, observée dans plusieurs autres pays européens. On connaît la cause de cette troisième vague: l’arrivée de la variante britannique qui représente désormais près des trois quarts de la contamination. Nous savions – et je vous l’ai dit – que cette variante britannique était plus contagieuse. Nous découvrons lentement que c’est en fait à la fois plus virulent et potentiellement plus grave. Et cela est confirmé par les chiffres de nos unités de soins intensifs.

Hier, 4 269 patients atteints de Covid ont été hospitalisés en soins intensifs. Environ 330 nouveaux patients arrivent chaque jour à l’unité de soins intensifs: cela représente une personne toutes les 4 minutes!

Plus inquiétant, et Olivier VÉRAN y reviendra, ces visites en réanimation concernent des personnes plus jeunes et une meilleure santé que lors des vagues précédentes, et la durée d’hospitalisation s’allonge. De toute évidence, ces éléments sont encore plus troublants que ce que l’on pouvait comprendre de l’évolution du virus il y a quelques semaines à peine.

La situation empire: il est de notre responsabilité maintenant de ne pas nous fuir. Au cours des dernières semaines, nous avons réussi à freiner le niveau de progression de l’épidémie grâce aux mesures adoptées, des mesures qui n’étaient ni faciles ni faciles. À savoir, à partir du 16 janvier, un couvre-feu de 18 heures dans tout le pays, combiné à la fermeture de plusieurs établissements ouverts au public. Nous avons également intensifié les vaccinations, notamment les très grosses chirurgies le week-end, pour lesquelles je félicite tous les joueurs. Nous avons également décidé de renforcer notre stratégie «tester, avertir, protéger» et prendre des mesures restrictives supplémentaires dans les zones les plus durement touchées, en appliquant une stratégie territoriale basée sur le constat que l’épidémie, si elle progresse partout, reste différente selon les régions.

Ainsi, 23 quartiers ont été placés sous haute surveillance et ce week-end s’est installé dans les agglomérations de Dunkerque et de Nice le 25 février, puis dans le quartier du Pas-de-Calais le 6 mars.

Ces décisions ont été prises en fonction de critères sanitaires: un taux d’incidence supérieur à 400 cas pour 100 000 habitants, la pression hospitalière dans ces zones atteint déjà des niveaux d’alerte, une dynamique qui laisse présager une dégradation évidente si rien n’est fait pour l’arrêter.

Compte tenu des différences régionales encore importantes aujourd’hui, cette stratégie territorialisée conserve son sens et sa signification. Cependant, il recherche des mesures beaucoup plus fortes dans un certain nombre de ministères.

Ces derniers jours, deux régions ont franchi ou vont franchir ces seuils: l’Ile-de-France et les Hauts-de-France.

En Ile-de-France, l’incidence est désormais de 446, soit une très forte augmentation de plus de 23% en une semaine. Plus inquiétant encore: la pression à l’hôpital est désormais très élevée. Ce soir, près de 1 200 personnes ont été admises en réanimation en Ile-de-France. C’est déjà plus que le niveau atteint au sommet de la deuxième vague en novembre. Grâce aux efforts considérables de toutes les institutions, publiques et privées, nous avons encore augmenté notre capacité en soins intensifs et pouvons encore recevoir au moins 300 à 500 patients supplémentaires.

Dans les Hauts-de-France, le taux d’incidence ce soir est de 381. Si le seuil de 400 n’est pas encore atteint, il devrait être très rapide compte tenu des taux de progression que nous enregistrons. Il est vrai que la situation épidémiologique n’est pas la même entre les différents services, mais la situation critique des services hospitaliers dans cette région est désormais une préoccupation partout. Comme en Ile-de-France, le pic de la deuxième vague a été atteint et dépassé.

Il en est de même pour les départements Seine-Maritime et Euro, où des taux d’incidence plus faibles sont observés, mais deux éléments critiques: une très forte augmentation et surtout des capacités de réanimation déjà presque totalement saturées.

Par conséquent, de nouvelles mesures doivent être prises sans délai dans tous ces territoires.

La fermeture du week-end qui est en place depuis quelques semaines dans les Alpes Maritimes et dans le Pas-de-Calais a eu un réel effet, mais les résultats que nous pouvons obtenir sont qu’elle est insuffisante pour briser fortement la dynamique de l’épidémie, qui est accélérer. Dans le Pas-de-Calais, la situation s’est stabilisée, mais peine à s’améliorer. Dans les Alpes Maritimes, la baisse réelle semble s’être atténuée ces derniers jours. Je voudrais saluer la mobilisation de la population et des élus de ces territoires qui se relient dans la lutte contre l’épidémie.

Mais face à l’accélération du virus et à la pression croissante sur nos services hospitaliers, nous devons aller plus loin et mettre en place des mesures plus exigeantes dans les services où la situation est la plus critique.

On compte donc 16 de ces départements: 8 départements d’Ile-de-France, 5 départements des Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, la Seine-Maritime et l’Eure. Le gouvernement a tenu des consultations avec ses élus locaux, et j’ai également reçu hier les présidents d’assemblées et de groupes parlementaires.

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Dans ces 16 quartiers, de nouvelles mesures de masse pour lutter contre l’épidémie auront lieu à partir de vendredi minuit et pendant quatre semaines. Nous adoptons une troisième voie, une voie qui devrait permettre un freinage sans blocage. Ces mesures restrictives ne seront pas le prolongement de celles que nous avons introduites en mars et en novembre dernier. Parce que depuis le début de l’épidémie, il y a exactement un an, le temps a passé, la crise a duré, mais nous avons appris.

En mars 2020, déconcertés par la brutalité de la première vague, nous avons appliqué des fermetures nationales particulièrement strictes, notamment des fermetures d’écoles et une très faible fréquentation au travail. En novembre, nos mesures ont permis aux écoles de rester ouvertes et nous sommes rapidement passés à la logique du couvre-feu et de l’ouverture surveillée.

Depuis janvier, nous avons décidé d’une stratégie qui nous distingue des autres pays européens.

Contrairement à bon nombre de nos voisins, nous n’avons pas mis en œuvre la rétention à long terme dans tout le pays. Nous avons même écarté cette option fin janvier dernier et c’était la bonne décision, car si nous devions nous limiter alors, dans une logique d’anticipation, alors nous aurions mis le pays en prison pendant probablement 3 mois. Ce serait exagéré et insupportable. Et nous avons bien fait de ne pas suivre les prévisions de certains modèles qui indiquaient une épidémie fugitive à partir de la mi-février, ce qui ne s’est pas produit grâce à notre mobilisation collective.

Par exemple, l’Allemagne a appliqué la détention stricte pendant trois mois en fermant ses crèches et ses écoles, et reporte désormais l’abolition en raison des nouveaux effets de la variante. L’Italie a déjà connu 3 arrestations et vient d’opter pour une quatrième, à un moment où ce pays, comme nous, est frappé par une nouvelle vague épidémique associée à la variante anglaise.

Avec le président de la République, nous avons privilégié une approche pragmatique, proportionnée et territorialisée. Cette approche nous a permis de ralentir la circulation du virus pendant quelques semaines, malgré l’apparition puis la progression de la variante anglaise.

Nous sommes convaincus que si de nouvelles mesures sont nécessaires aujourd’hui, nous devons continuer dans la même cohérence: privilégier une approche pragmatique, proportionnée et territorialisée, et ne pas appliquer mécaniquement les mêmes mesures qu’hier, en tenant compte de ce que cette épidémie nous a appris.

Dans les 16 départements concernés par ces nouvelles mesures, nous maintiendrons le biais lié au décrochage scolaire. Préserver le plus possible l’éducation de nos enfants est un choix qui nous distingue de beaucoup de nos voisins et que nous entendons préserver le plus longtemps possible. Les jardins d’enfants, les écoles primaires, les collèges fonctionneront donc normalement. Pour les lycées qui ont déjà plus des deux tiers de rayon, ils passeront complètement à cette chirurgie. Et les universités continueront de fonctionner au rythme actuel.

Pour prendre en compte les besoins des élèves, nous assouplirons les conditions dans lesquelles ils peuvent s’adonner aux activités sportives des mineurs: l’éducation physique et sportive pendant les heures de classe peut se poursuivre normalement, et les activités sportives de plein air parascolaires pour les enfants. être maintenu.

De même, dans ces territoires, les règles applicables aux lieux de culte resteront inchangées. Quant aux entreprises, comme en mars et novembre, il sera possible d’ouvrir uniquement des entreprises qui vendent des biens et services de base. Cette notion de produits de première nécessité s’étendra aux livres et à la musique, permettant aux libraires et aux disquaires de rester ouverts. Dans un souci d’équité, les restrictions de vente s’appliqueront aux mêmes produits, qu’ils soient vendus dans un grand rayon de boxe, un magasin spécialisé ou une petite entreprise du centre-ville.

Je sais que les entreprises ont des protocoles sanitaires stricts. Mais pour ralentir l’épidémie, nous devons réduire le risque de transmettre le virus, et donc les opportunités de contact à l’intérieur. Par conséquent, la fermeture d’une partie des magasins doit y contribuer, quels que soient les risques spécifiques liés à leur fréquence. En fait, tous les pays autour de nous ont décidé de le faire.

Quant aux déplacements à l’extérieur de la maison, notamment pour pouvoir aérer, marcher et faire du sport, ils seront encadrés, mais selon des règles plus souples qu’en mars et novembre de l’année dernière. Car aujourd’hui on sait qu’on est infiniment moins contaminés quand on marche à ciel ouvert que l’on est groupé, sans masque, à l’intérieur. Je sais aussi à quel point bon nombre d’entre vous ont besoin de pouvoir profiter des grands espaces, car la crise dure depuis un an maintenant et nous entrons dans le printemps.

Ils pourront notamment quitter la maison pour marcher, respirer ou faire du sport pendant la journée, sans limite de temps, mais avec confirmation et à condition de rester à moins de 10 kilomètres de la maison. Les déplacements interrégionaux seront également interdits aux résidents des territoires concernés, sauf pour des raisons impérieuses ou professionnelles.

Le couvre-feu se déroulera selon les mêmes règles qu’aujourd’hui. Cependant, à une différence près: l’heure de départ changera de 18h à 19h, et cet ajustement lié à l’arrivée prochaine de la facture d’été s’appliquera à partir de samedi prochain et s’appliquera à tous les départements, pas seulement à ceux faisant l’objet de mesures intensifiées.

Ce choix de limiter moins les possibilités de sortir de chez soi doit s’accompagner d’une réelle vigilance: il s’agit évidemment de se laisser sortir, mais pas d’aller à une fête pour une fête ou de s’y rassembler en nombre, sans distance ni masque. Nous savons, je le répète, que le virus dans ce genre de circonstances réussit en premier.

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De même, faciliter les activités de plein air ne doit pas être une excuse pour griller entre amis, pour des rassemblements dans des espaces publics ou dans des parcs et jardins, ou même des rassemblements devant certains bars qui servent à manger ou à boire. Des instructions strictes seront transmises aux préfets pour interdire la visite de certains espaces publics ou encore des manifestations et rassemblements lorsque leurs conditions d’organisation créent un réel risque sanitaire.

Les règles du jeu sont claires. Elle repose sur le principe de confiance et de responsabilité, je dirais même du bon sens, et certainement pas de l’infantilisation: jouissons librement des grands espaces, mais soyons très rigoureux en interdisant les rassemblements privés ou les espaces publics.

En plus de ces mesures qui encadrent les déplacements personnels, il faut aussi être très prudent sur le risque de contamination sur le lieu de travail. Une étude récente menée par l’Institut Pasteur montre que ces sites représentent 29% des cas identifiés. Cela prône que dans les semaines à venir, toutes les entreprises, toutes les administrations qui puissent pousser le travail à distance au maximum, tout en maintenant une journée sur place pour les salariés qui le souhaitent. Au moins 4 jours sur 5 de télétravail est un objectif qui doit être atteint et, avouons-le, de nombreuses entreprises en sont encore loin aujourd’hui.

Il appelle également une plus grande attention aux conditions dans lesquelles se déroulent les déplacements domicile-travail. L’étude de Pasteur, que j’ai mentionnée plus tôt, montre qu’il est moins risqué d’utiliser les transports en commun que de voyager ensemble. Pour une raison simple: le port du masque est beaucoup plus respecté dans les métros et les trains que dans les véhicules personnels. Il ne s’agit pas d’interdire les voyages ensemble – ce serait tout à fait excessif – mais je tiens à rappeler à tous ceux qui le font, la nécessité absolue de respecter le geste des obstacles.

Enfin, il soutient que les salariés qui présentent le moindre symptôme de maladie ne vont pas au travail. Cela peut paraître évident, mais nos statistiques montrent que ce n’est pas toujours le cas: près de la moitié de la pollution sur le lieu de travail est causée par des personnes qui sont venues travailler alors qu’elles présentaient déjà des symptômes. De même, nous savons que les horaires de repas sur le lieu de travail sont nécessairement une source de risque.

C’est pourquoi j’ai demandé au ministre du Travail et au ministre de la Transformation et de la Fonction publique d’établir un protocole considérablement renforcé pour la restauration collective dans l’entreprise d’ici le début de la semaine prochaine, après consultation des partenaires sociaux.

Les mesures que j’annonce toucheront les départements concernés, et tout au long de la semaine – j’en suis bien conscient, dans des restrictions supplémentaires pour nos concitoyens. Ce n’est pas une bonne nouvelle et je connais votre fatigue à cause de cette série de mesures qui, comme le virus lui-même, vont et viennent, évoluent et s’adaptent à mesure que la crise dure.

Je pense que ces mesures sont absolument essentielles et équilibrées. Leur objectif est de freiner le virus sans nous enfermer. Le virus s’accélère depuis maintenant deux semaines, la pression sur les services hospitaliers augmente depuis une bonne semaine; le moment est venu de tirer des conclusions.

Cela signifie que ces mesures que nous prenons aujourd’hui dans les régions les plus vulnérables peuvent être étendues, si nécessaire, à d’autres parties du territoire.

Cela signifie que les mesures que nous prenons aujourd’hui sont destinées à être appliquées pendant au moins les 4 prochaines semaines, car ce délai est nécessaire pour produire un effet suffisant à moins, bien entendu, que des résultats positifs significatifs ne soient constatés entre-temps. C’est aussi le temps qu’il faut pour atteindre un premier niveau très important – à la mi-avril – dans la vaccination des plus vulnérables.

Nous avons combattu le virus pendant un an avec des mesures restrictives. L’enjeu pour les prochaines semaines est de réduire ces mesures restrictives, afin que nous puissions revenir progressivement à une vie normale, car nous vaccinons de plus en plus nos concitoyens.

Parce que la campagne de vaccination va nous permettre de sortir de cette crise. Cette campagne progresse et prend de l’ampleur. Ce soir, près de 5,7 millions de personnes ont reçu leur première injection. Nous avons atteint l’un des taux de vaccination quotidiens les plus élevés de l’Union européenne. J’insiste encore et encore sur le fait qu’avec notre stratégie de priorisation, nous vaccinons les bonnes personnes, c’est-à-dire les personnes les plus vulnérables.

Par exemple, nous avons presque terminé la vaccination des résidents de l’EHPAD qui représentent 1% de la population française mais 30% des décès dus à Covid. Près de 45% de toutes les personnes de plus de 75 ans ont reçu leur première injection. C’est presque 1 personne sur 2! C’est absolument nécessaire, car nous devons les protéger en priorité si nous voulons réduire la pression sur l’hôpital et abolir les restrictions sanitaires.

Je tiens à souligner une chose: il faut aller le plus loin possible dans la vaccination des personnes de plus de 75 ans dans les centres de vaccination. De plus en plus de réunions sont disponibles, et certaines peinent maintenant à trouver des clients.

Je vous encourage vivement à vous inscrire, avant d’ouvrir la vaccination pour les plus jeunes, ce que j’aimerais faire maintenant.

L’avancement de notre campagne a été légèrement retardé en raison de la décision que nous avons prise lundi, en collaboration avec le président de la République, de suspendre l’utilisation du vaccin AstraZeneca, alors que l’avis de l’Agence européenne des médicaments n’est pas attendu. Cette décision a été prise par précaution, en France comme dans de nombreux autres pays européens, même si nous avons identifié un nombre très limité de cas suspects dans notre pays. Cette suspension de quelques jours devrait donc permettre aux autorités scientifiques européennes d’enquêter sur les cas suspects et d’émettre un avis sur les conditions d’utilisation de ce vaccin. C’est une démarche raisonnable, bien sûr, mais nécessaire en termes de confiance et de transparence.

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Il y a quelques minutes, l’Agence européenne des médicaments a donné l’avis que nous attendions. Il confirme que le vaccin AstraZeneca est un vaccin non seulement très efficace pour lutter contre l’apparition de formes sévères de la maladie, mais aussi un vaccin sûr et sécurisé.

Plus précisément: le vaccin AstraZeneca n’est pas associé à un risque global accru de caillots sanguins chez les personnes qui le reçoivent. De même, contrairement aux soupçons qui ont pu surgir, il n’y a aucune preuve de problèmes avec des lots spécifiques de vaccins ou des sites de production spécifiques. Ce que rapporte l’Agence européenne des médicaments, ce sont des effets indésirables extrêmement rares associés à une faible numération plaquettaire dans le sang et qui surviennent principalement chez les personnes de moins de 55 ans. Mais, encore une fois, l’agence indique très clairement que le vaccin contre AstraZeneca a montré une efficacité dans la prévention des hospitalisations et des décès associés au COVID dépassant de loin la probabilité extrêmement faible de développer ces effets secondaires.

Dès demain matin, la Haute Administration de la Santé, chargée dans notre pays de formuler les indications d’un vaccin en particulier, actualisera sa recommandation pour le vaccin AstraZeneca afin que nous puissions continuer la campagne de vaccination immédiatement après, à partir de demain à midi.

Comme je l’ai déjà indiqué, je serai vacciné avec ce vaccin demain, pour montrer que nous pouvons en être sûrs. Je voudrais profiter de cette occasion pour exprimer ma confiance et tout mon soutien aux agents de santé, médecins et pharmaciens de la ville, qui pourront continuer la vaccination à partir de demain après-midi et que je remercie pour leur engagement inlassable dans la course de vitesse que nous courons.

Grâce à cela et aux livraisons à venir, nous atteindrons les objectifs que nous nous sommes fixés. Cet objectif peut être exprimé en 3 chiffres: “10 – 20 – 30”.

10: Nous voulons vacciner au moins 10 millions de personnes d’ici la mi-avril, soit. Toutes les personnes vulnérables qui se portent volontaires pour les vaccinations aujourd’hui. Tous âgés de plus de 75 ans et, parmi les personnes de plus de 50 ans, les personnes à risque de maladie.

20: Nous voulons vacciner d’ici la mi-mai au moins 20 millions de personnes ou l’ensemble de la population bénévole de plus de 50 ans.

30: Nous voulons vacciner 30 millions de personnes soit les deux tiers de la population de plus de 18 ans d’ici la mi-juin.

Concrètement, cela signifie que ceux qui n’ont pas encore le droit à la vaccination pourront bientôt y accéder. Les personnes de plus de 65 ans, sans comorbidité, pourront se faire vacciner à partir de la mi-avril. Pour les adultes de plus de 50 ans, la vaccination sera ouverte à partir de la mi-mai.

L’avancement des livraisons nous permettra d’atteindre ces objectifs, d’autant que nous recevrons des doses de vaccin Janssen approuvées en Europe et en France à partir de mi-avril. Et l’organisation que nous avons mise en place va nous permettre de distribuer toutes ces doses dans tout le pays et de les utiliser le plus rapidement possible. Nous avons sonné la mobilisation générale pour aller encore plus vite, augmenter les points de vaccination, vacciner sans relâche tous les jours de la semaine, y compris le week-end.

Vous pouvez maintenant vous faire vacciner auprès de votre médecin ou de votre pharmacien. Vous pouvez également vous rendre dans un centre de vaccination. Il y en a déjà environ 1 500 en France, et nous allons en créer davantage, avec des maires et des élus locaux que je remercie pour leur engagement. Merci aussi à l’admiration de la mobilisation des hôpitaux, des médecins de ville, des pharmaciens, des pompiers et de tous ces acteurs que je rencontre à chaque fois que je voyage sur le terrain: nous ferons tout pour vaincre le virus et nous y arriverons.

Je suis pleinement conscient, mes chers concitoyens, des efforts que je vous fais à nouveau ce soir. Tous les pays européens sont confrontés aux mêmes souffrances et aux mêmes difficultés que nous. La variante y évolue, de manière inégale mais sûre.

Mais on ne peut pas permettre à ce virus, ou plutôt maintenant à ces variantes, de continuer son chemin sans faire tout son possible pour l’en empêcher, comme nous l’avons toujours essayé jusqu’à présent en prenant des mesures pragmatiques, proportionnées et territorialisées et en assurant l’égalité entre les territoires. Par conséquent, nous devons toujours nous faire face encore et encore: nous avons encore des jours difficiles devant nous.

Nous devons être derrière nos soignants. Nous les avons applaudis tous les soirs à 20 heures lors de la première détention. Ils le méritent aujourd’hui. Nous sommes confrontés à la troisième vague de cette pandémie, qui ne semble pas vouloir prendre fin, mais la grande différence avec les vagues précédentes est que nous avons aussi une perspective appelée vaccination.

Cette perspective change tout et nous dit que ces efforts sont non seulement essentiels, mais ne seront pas vains.

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