France: Face à la 3e vague qui monte, Macron va trancher

France: Face à la 3e vague qui monte, Macron va trancher

Le président français s’exprimera mercredi à 20 heures sur la manière dont il compte réprimer la pandémie de Covid-19 et vacciner la population.

Le président français doit s’exprimer ce mercredi, à 20h, sur la manière dont il entend freiner la pandémie de Covid-19 et vacciner la population.

Le président français doit s’exprimer ce mercredi, à 20h, sur la manière dont il entend freiner la pandémie de Covid-19 et vacciner la population.

Le discours de Macron met en garde contre des mesures de grande envergure, comme il l’a fait depuis le début de la crise il y a un an. Le précédent date du 27 novembre.

Fermer les écoles en faisant avancer les vacances? Étendre les mesures de freinage à d’autres services? Ou «pousser les murs» des hôpitaux en attendant les effets des vaccinations? Face aux critiques de sa stratégie anti-Covid avec plus de 5 000 patients «en réanimation», Emmanuel Macron s’exprimera mercredi à 20 heures pour commenter ses choix.

Alors que plus de 5 000 patients sont dans la vraie vie, les Français sont suspendus de l’arbitrage par le chef de l’Etat, selon un conseil de défense où «des décisions ont été prises», selon le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Ces mesures, qui visent à “voir la lumière au bout du tunnel”, selon lui, devraient être en partie “nationales” et s’appliquer notamment à “l’école, les déplacements et la vaccination”, a précisé une source gouvernementale.

Signe de l’importance de ces annonces, le Premier ministre Jean Castex prononcera jeudi une déclaration, qui sera suivie d’un débat et d’un vote dans les deux chambres du Parlement “sur l’évolution de la situation sanitaire”.

“Nous avons des semaines difficiles devant nous”, a insisté Gabriel Attal, précisant que les nouvelles mesures prennent en compte la “dynamique de l’épidémie”, mais aussi leurs conséquences “sur le moral de nos compatriotes, sur l’éducation de nos enfants et sur l’activité dans notre pays “” Mais le facteur clé de nos décisions reste la situation des hôpitaux “, a-t-il ajouté.

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Pour trancher, Emmanuel Macron s’appuie sur les dernières données épidémiques, mais sans vraiment pouvoir évaluer l’effet de l’inclusion hybride qui a eu lieu il y a 13 jours dans 16, puis 19 départements, dont ceux d’Ile-de-France. . de-France et des Hauts-de-France, qui touche un tiers de la population française.

Le nombre de patients en soins intensifs est passé à 5 072, au-delà de la capacité hospitalière normale et du pic de la deuxième vague en novembre.

Y compris les patients Covid et autres, près de neuf unités de soins intensifs sur dix (6 833 sur 7665 au 26 mars) sont actuellement occupées, selon le ministère de la Santé, qui déclare que “la croissance des capacités se poursuit dans toutes les régions”.

En l’absence d’action rapide, les médecins et le personnel hospitalier ont mis en garde contre le risque d’avoir à «trier» les patients en raison du manque de lits. Un scénario “impossible” pour le ministre de la Santé Olivier Véran, qui a confirmé mardi: “nous ne laisserons pas les hôpitaux saturer, nous ne laisserons pas les médecins avoir à trier les patients”.

Fermeture des écoles?

De plus en plus de voix se font entendre pour la fermeture des écoles ou la prolongation des vacances scolaires, comme l’a déclaré le chef de l’Etat et ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, ils ne prendront que le dernier recours.

L’une des routes à l’étude est d’amener la semaine de relâche, prévue du 10 avril au week-end, pour fermer les écoles plus longtemps.

«Je regrette que cette proposition, dont j’ai débattu il y a huit jours, n’ait pu être maintenue plus tôt», «pour que parents et familles puissent s’organiser», déplorait à l’avance la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, à propos du LCI .

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La maire de Paris, Anne Hidalgo, a appelé mercredi à la fermeture des écoles de la capitale, compte tenu de la situation sanitaire “très grave” et de la “très grande désorganisation” des établissements.

Les écoles sont “l’un des endroits les plus importants pour la pollution”, a déclaré le professeur Antoine Flahault, directeur du département de santé mondiale de l’Université de Genève, qui prône la fermeture dans le cadre d’une inclusion “stricte”.

Parmi les paramètres de l’équation, l’acceptation de nouvelles restrictions est très importante pour l’exécutif, face à une population de plus en plus réticente. Comme en témoigne la fête sauvage qui a rassemblé mardi 300 personnes sur les quais de Saône à Lyon.

«Aucune vision»

Plus que jamais, Emmanuel Macron compte sur un afflux massif de vaccins en avril pour sortir de la crise, à l’instar de la Grande-Bretagne commençant à voir le bout du tunnel.

Pour cela, il peut compter sur l’arrivée du quatrième vaccin, Johnson & amp; Johnson, dont environ huit millions de doses du vaccin Covid-19 seront livrées d’ici la fin juin, dont 500 000 doses en avril, a indiqué le ministère de la Santé.

À ce jour, quelque 8,2 millions de premières doses et 2,8 millions de secondes ont été injectées en France. «Nous atteindrons notre objectif de 10 millions de vaccinés d’ici la mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions en juin, et tous les adultes qui le souhaitent d’ici la fin de l’été», a confirmé Gabriel Attal.

Le chef de l’Etat peut également annoncer mercredi une extension de la vaccination aux professions vulnérables telles que les enseignants et la police.

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L’inertie de la vaccination est l’une des principales plaintes de l’opposition à Emmanuel Macron, un “faiseur de miracles” pour Olivier Faure (PS), sans “aucune vision”, selon Marine le Pen (RN) et qui “se comporte d’une manière manière totalement irresponsable », selon Jean-Luc Mélenchon (LFI).

Illustration de l’impact social de la crise, les produits de première nécessité (lait, couches et bocaux pour bébés) seront distribués cet été à 50000 bambins dont la situation précaire des parents a été gravement aggravée par Covid-19, a annoncé le secrétaire d’État à l’enfance mercredi.

Sources :

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