Le printemps politique valaisan

Le printemps politique valaisan

Publié le dimanche 28 mars 2021 à 20 h 19

Modifié le dimanche 28 mars 2021 à 20 h 19

Le printemps est vraiment arrivé ce dimanche en Valais. Le soleil était brillant et les températures oscillaient autour de 20 degrés. Mais c’est surtout politiquement que le Valais a connu son renouveau. A la veille du second tour des élections au Conseil d’Etat, le PDC a perdu la majorité absolue qu’il détenait depuis plus de 170 ans dans l’exécutif cantonal. Les chrétiens-démocrates n’ont remporté que deux des cinq sièges du gouvernement.

Le Haut vote comme un seul homme

Le Haut vote comme un seul homme

La tâche de conserver ses trois sièges paraissait compliquée dès le début de la campagne du PDC. Avec une force électorale autour de 35%, de nombreux observateurs ont constaté un manque de respect dans leur appétit. Le but semblait aller un peu plus loin après avoir perdu sept sièges au Grand Conseil et la cinquième place au néophyte Serge Gaudin, laissé derrière par ses coéquipiers au premier tour. La mission est devenue impossible avec le danger qui apparaît dans le deuxième siège du Haut-Valaisan.

Le parti germanophone a voté en masse pour ses deux candidats, offrant un avantage insurmontable au PDC sortant Roberto Schmidt et au conseiller national de l’UDC Franz Ruppen, ce qui permet à son parti de revenir au gouvernement quatre ans après l’éviction. ” Oskar Freysinger. «Ce n’était pas un vote contre le PDC, mais pour le Haut-Valais», proclame Aron Pfammatter, leader du groupe PDC du Haut-Valais au parlement, qui admet cependant que de nombreux démocrates-chrétiens germanophones n’ont pas joué le fête.

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La région romande, de son côté, a salué le conseiller national Mathias Reynard, qui est devenu le premier socialiste de la partie francophone du canton à faire partie de l’exécutif et libéral-radical sortant Frédéric Favre. «Ce vote représente le peuple valaisan, il n’y a rien d’anti-PDC. Si les chrétiens-démocrates sont du côté des perdants, le peuple valaisan est le grand gagnant. Chaque parti est représenté de manière normale dans l’exécutif cantonal », se réjouit Florian Piasenta, président du PLR Valais.

Cinquième homme de ce nouveau Conseil d’État entièrement masculin, l’actuel président du PDC du Conseil d’État valaisan, Christophe Darbellay, a été élu constitutionnellement comme le seul candidat du Bas-Valais. Mais sa partition est toujours synonyme de punition. L’ancien président du PDC Suisse a terminé cinquième et dernier élu, avec 12 500 voix de moins qu’au premier tour. «J’ai été habitué à des scores élevés dans ma carrière, mais je peux vivre avec ce résultat», a-t-il commenté.

Au PDC, l’heure de l’introspection

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Christophe Darbellay reconnaît cependant que la défaite de son parti, avec la non-élection de son sortant Serge Gaudin, “fait mal” et crée, de facto, le besoin de réflexion pour l’avenir. «Cela nous est simplement venu à l’esprit. Il y a de vraies questions à se poser sur l’organisation de notre parti en particulier, mais aussi sur les moyens de mobiliser ce nouvel électorat ou d’en parler », a-t-il souligné.

Son parti, le PDC du Valais Romand, est d’accord. «La fin de la majorité absolue du PDC au Conseil d’État n’est pas synonyme de la fin de la démocratie chrétienne en Valais. Mais le moment est venu de l’introspection. Nous devons trouver les clés pour éviter de tomber plus bas. Nous allons commencer à travailler dans ce sens, sachant que l’avenir de notre parti dépend principalement des femmes et des jeunes », a déclaré le président Joachim Rausis.

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«Le PDC est-il seulement capable de se remettre en question?»

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Pour la présidente du PS du Valais Romand, Barbara Lanthemann, le PDC a intérêt à se renouveler en optant pour une voie plus proche du centre. «Il a tout à gagner en assumant réellement le rôle de constructeur de ponts de ce dont il ne cesse de parler. Et cela signifie se débarrasser de vos éléphants, ces anciens élus du parti que tout le monde écoutait il y a dix ans, mais plus. Mais le PDC est-il même capable de se remettre en question? elle demande.

Sources :

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