Etudes de santé : les étudiants en première année de fac de médecine essuient les plâtres de la réforme

Etudes de santé : les étudiants en première année de fac de médecine essuient les plâtres de la réforme

Avec la suppression du numerus clausus et du redoublement, la réforme des études en santé promettait “d’améliorer la réussite, le bien-être des étudiants”. Mais, à croire aux étudiants, rien ne manquait à cette année de transition.

“Nous avons vu la réforme comme quelque chose de très positif pour nous, qui nous aiderait beaucoup, mais c’était juste le contraire.” En cette première année de médecine, une nouvelle formule est une grosse déception pour Pénélope, étudiante à Lyon. “Nous sommes toujours un peu dans le noir. Dès que nous posons des questions, personne ne sait comment y répondre. C’était vraiment une improvisation.”

Depuis la rentrée universitaire de septembre 2020, la première année commune des études de santé (Paces) a été remplacée par le parcours spécifique d’accès à la santé (Pass) et la licence avec l’option «accès à la santé» (L.AS ). La nouveauté est que les étudiants, en plus du cours de médecine, suivent un «mineur» de leur choix: biologie, histoire, droit … Objectif: leur offrir une issue en cas d’échec. Mais pour Pénélope, cela s’est traduit principalement par plus de travail. «Les plus petits, on a passé jeudi, toute la journée à écouter les cours, puis on a dû décorer, regrette la jeune femme. C’était un travail énorme. Anatomie ou choses qui comptaient vraiment ».

“J’ai très peur que ce mineur m’élimine de la compétition.”

Et, justement, l’autre grande préoccupation du moment est le taux de réussite. L’abolition du numerus clausus a suscité de nombreux espoirs, mais au final, très peu de changement, selon Hélène Michel, du collectif national Pass / L.AS, qui regroupe des familles d’étudiants: «L’ancien système laissait 80% sur le terrain. Pour 90% des étudiants et le nouveau système maintient ce taux d’échec élevé, sauf que la grande différence est qu’ils ne pourront plus redoubler. “

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«Enfin, nous nous sommes rendu compte qu’avec le peu de places qui nous sont réservées, même une note d’environ 15 qui aurait pu être suffisante les années précédentes ne suffira certainement pas», déplore Marie, qui étudie à Montpellier.

De son côté, le ministère garantit que le taux de réussite augmentera grâce, notamment, à la création de 2 000 postes supplémentaires. Il rappelle également que la réforme donne aux étudiants une seconde chance. Ceux qui échouent ne peuvent plus redoubler un an, mais ils peuvent suivre une deuxième année d’une autre licence (juridique, scientifique, etc.) et essayer à nouveau d’accéder à la médecine l’année suivante.

“Les étudiants auront une seconde chance réelle.”

Patrice Diot, président de la conférence des doyens médicaux

“Objectivement, je pense que les chances sont meilleures par rapport à l’ancien système”, a déclaré Patrice Diot, président de la conférence des doyens de médecine et doyen de la faculté de Tours. Il poursuit: «Le fait que le numerus clausus ait été éliminé permet aux facultés de médecine d’augmenter le nombre de places en deuxième année en fonction de leurs capacités. C’est ce qui a été fait cette année avec l’augmentation des vacances de poste la deuxième année. Commande de 20%. “

Mais le collectif Pass / L.AS ne croit pas à cette seconde chance et a déjà engagé des poursuites.

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