"Covid long" : malgré les avancées scientifiques, les zones d'ombre persistent

“Covid long” : malgré les avancées scientifiques, les zones d’ombre persistent

Considérant que le corps médical les néglige, il y a quelques mois ils ont commencé à crier sur les réseaux sociaux et se sont finalement rencontrés en collectif. Aujourd’hui, la souffrance de ces patients de longue date atteints de Covid-19 est reconnue par la profession médicale. La Haute Administration de la Santé a même émis des recommandations de gestion à la mi-février. Un soulagement pour beaucoup d’entre eux, qui se sont jusqu’à présent sentis impuissants et isolés.

Plusieurs études sont en cours en France et à l’étranger pour mieux comprendre le «Covid long», qui se manifeste par des symptômes persistants de Covid-19. Un an après la découverte de la pandémie, que savons-nous du «long Covid»? Les éléments de réponse avec le médecin Olivier Robineau, qui coordonne l’étude nationale «Chocolat», lancée fin 2020, concernent les patients souffrant des symptômes les plus invalidants.

Des symptômes très hétérogènes, un casse-tête pour la science

Des symptômes très hétérogènes, un casse-tête pour la science

Selon le ministère de la Santé, les symptômes du «Covid long» «peuvent affecter tous les organes». Par conséquent, il peut s’agir de “complications des formes viscérales sévères de Covid-19 (notamment pulmonaires et / ou neurologiques)”, mais aussi de “signes et symptômes” en général “tels que” douleur “,” fatigue permanente “des patients atteints de «maux de tête» ou même «troubles du sommeil». Les symptômes peuvent également être «neurosensoriels», tels qu’une perte de goût et / ou d’odeur.

Il existe probablement différents types de longs Covid

Face à cette variété de signes cliniques, des études sont en cours pour identifier les symptômes spécifiques de cette maladie. D’autant que «certains semblent loin d’un épisode aigu», souligne Olivier Robineau, médecin au service des maladies infectieuses de l’Université et voyageur au CH Gustave Dron à Tourcoing. Pour lui, cette hétérogénéité pourrait signifier qu ‘«il existe probablement différentes espèces de longs Covid». “Nous avons récupéré les données collectées en début d’année. Nous les analysons et espérons des résultats très rapides”, poursuit l’infectiologue.

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Une durée des symptômes variable 

Une durée des symptômes variable 

Dans le cas d’un test Covid-19 positif et des symptômes associés, depuis quand devrions-nous nous préoccuper du «long Covid»? Un patient peut être affecté par un «long covid» s’il ressent encore «des symptômes pendant plus de 4 semaines après l’infection et sans lien qui puisse les relier à une autre pathologie», indique le ministère de la Santé sur son site Internet. Un retard qui peut être très utile dans le futur processus de guérison.

Plus les médecins prendront soin des patients rapidement, plus ils sortiront vite et plus il sera facile de gravir la pente.

«Cela peut sembler très court, mais ce n’est qu’une définition pragmatique. Ce délai permet d’encourager une prise en charge précoce pour éviter que les symptômes ne persistent trop longtemps. plus facile pour eux de gravir la pente », explique Olivier Robineau. Si aucun médicament efficace et sûr contre Covid-19 n’est actuellement développé, «la rééducation, en revanche, est un traitement à ne pas négliger», ajoute le spécialiste des maladies infectieuses. Selon lui, «la plupart des patients vont de mieux en mieux, notamment grâce à la rééducation».

Des données partielles sur la proportion de “Covid long”

Des données partielles sur la proportion de "Covid long"

En France, la HAS considère que plus d’un patient sur deux présente encore au moins un des premiers symptômes du Covid-19 quatre semaines après l’infection. Après 6 mois, cette part atteint 10%.

Mais Olivier Robineau regrette toujours la “grande hétérogénéité des résultats”. Selon lui, la proportion de cas de «Long Covid» est en nette augmentation à l’hôpital: «Plusieurs publications internationales et françaises montrent que 60% des personnes hospitalisées se plaignent encore de symptômes liés à leur infection six mois après l’infection», explique le docteur.

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Les femmes sont les plus représentées 

Tout comme la version initiale de Covid-19, «Long Covid» n’affecte pas seulement les personnes âgées et les personnes souffrant de comorbidités. Pour le Dr Robineau, le contraire est vrai. «De nombreux patients atteints de« Covid long »sont des femmes qui ont entre 30 et 60 ans et qui sont donc dans la vie active», note-t-il, incapable d’expliquer pourquoi cette catégorie de population semble être la plus touchée. Et un médecin qualifié: «certains patients peuvent ressentir des symptômes permanents, mais ne viennent pas pour des conseils».

Les patients vaccinés placés sous surveillance

Les patients vaccinés placés sous surveillance

Si la campagne de vaccination va s’accélérer dans les prochaines semaines en France, les patients atteints de «Long Covid» sont concernés. «De nombreux patients se demandent si la vaccination aggravera leurs symptômes», rapporte le Dr Robineau, qui se veut «apaisant» à cet égard. “Dans notre petit groupe de travail, une trentaine de personnes vaccinées n’ont pas enregistré de détérioration majeure après la vaccination. De plus, certaines ont vu leur état s’améliorer après la vaccination, mais nous ne savons pas encore comment l’expliquer”, a indiqué le médecin.

Le lien entre le “Covid long” et le variant britannique passé au crible 

Aujourd’hui, la variante britannique, introduite fin 2020 en France, se trouve majoritairement sur le territoire national, selon Santé publique France. Sur la base de diverses études, l’OMS, en outre, estime que la variante anglaise est plus contagieuse de 36% à 75%. Des équipes de chercheurs du monde entier tentent donc de savoir pourquoi cette variante est plus contagieuse, mais aussi si elle favorise les formes à long terme de la maladie. «Si nous avons une variante qui provoque une forme clinique plus intense, nous pouvons imaginer qu’elle provoquera des symptômes plus permanents», précise Olivier Robineau. Le médecin cite une étude récente publiée dans la revue scientifique internationale Nature medicine.

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«Cela montre qu’un grand nombre de symptômes lors de l’infection initiale par Covid-19 est un facteur de risque pouvant conduire à la persistance des symptômes», résume-t-il, précisant toutefois que «toutes ces hypothèses doivent être confirmées». Selon Olivier Robineau, cet aspect sera étudié «à partir de septembre 2021». équipes du projet SAPRIS-SERO, une étude d’envergure menée par l’Inserm sur Covid-19 en France à laquelle il participe.

Si plus d’un an après la découverte de la pandémie, «Rainbow Covid» reste un mystère pour les chercheurs et les médecins, Olivier Robineau se veut optimiste. «Nous avons fait la découverte au sein de SAPRIS-SERO, mais pour l’instant ils sont confidentiels. Nous sommes en train d’analyser les résultats autant que possible, car nous voulons être sûrs de ne pas faire d’erreur», prévient-il. Selon lui, ces données devraient être communiquées “entre fin avril et début mai”.

Sources :

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